W.A.S.P. - “The Neon God : Part 1 - The Rise”

Publié le par Lothian

2004  -  USA  -  Sanctuary Records

14 titres  -  52’14

Voilà près de quinze ans que Blackie Lawless cherche en vain à rééditer le succès de "The Crimson Idol", son chef d'œuvre absolu, sorti en 1992. Avec une pochette et une histoire quasi-identique, on ne peut d'ailleurs pas dire que le bonhomme dissimule ses ambitions pour ce nouvel album. Pour autant, la discographie récente de W.A.S.P. n'incite pas vraiment à l'optimisme, tant les déceptions se sont accumulées ces dernières années. Alors, nouveau coup de maître ou énième coup dans l'eau ?

Sans être du niveau de son illustre modèle, "The Neon God" s'avère être un très bon cru. Certes, il est difficile de ne pas souligner à quel point l'Américain verse dans l'auto-plagiat. Que ce soit au niveau de la structure (présence d'interludes entre les morceaux), de la musique ou même des paroles, on peut dire que le fantôme de "The Crimson Idol" plane constamment sur le disque. Mais après tout, Blackie Lawless renoue enfin avec l'inspiration mélodique qui semblait le fuir depuis si longtemps, et c'est bien là le principal.

On retrouve donc ici tous les ingrédients qui ont fait la réussite de W.A.S.P. : le jeu si particulier du batteur avec ses descentes de toms incessantes, les superbes soli de guitare (ceux de "What I'll Never Find" et "Raging Storm" feraient presque oublier le regretté Chris Holmes), le chant magistral de Blackie, tantôt plaintif, tantôt écorché vif... Accentuant encore la sensation du retour aux sources, la production, brute, sonne très années 80, rappellant l'époque bénie de "The Headless Children". Quel bonheur de se replonger quelques décennies en arrière comme si de rien n'était !

Si cet opus contient son lot de hits imparables (on pense à "Wishing Well", "Asylum #9" ou "Why Am I Nothing"), il apparaît cependant moins immédiat que les albums précités. Il demande un certain nombre d'écoutes avant de dévoiler pleinement son potentiel, mais une fois assimilé celui-ci se révèle terriblement efficace. Attention, tout n'est pas parfait et quelques titres se révèlent un peu faible ("Red Room of The Rising Sun") mais rien de rédhibitoire. Blackie Lawless livre ici l'album que plus personne n'osait espérer, et met enfin un terme à sa longue traversée du désert. 

7/10

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Publié dans Chroniques

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