ARENA - “Pride”

Publié le par Lothian

1996  -  Royaume-Uni  -  Verglas Music

9 titres  -  55’24

Sorti un an auparavant, le premier effort de la bande à Clive Nolan et Mick Pointer avait fait l'effet d'un "Script For A Jester's Tear" à bon nombre de fans de néo-progressif en manque. Si bien qu'après un seul et unique album, ARENA était déjà considéré comme une pointure du genre, et à ce titre particulièrement attendu au tournant. Le groupe allait-il donner à "Songs From The Lions Cage" un digne successeur ? Et quelle option allait-il choisir : faire fi des incessantes comparaisons avec le MARILLION des années 80 et continuer sur sa lancée, ou tenter de se démarquer de son illustre modèle ?

Première surprise et premier élément de réponse, le chant très fishien de John Carson a disparu. Son remplaçant, Paul Wrightson, évolue dans un style moins théâtral et plus puissant, finalement pas si éloigné de ce qui se fait dans le métal. On se prend ainsi à penser à du Bruce Dickinson (IRON MAIDEN) sur "Fool's Gold", bien que le chant reste plus typiquement progressif sur la majorité des titres. Autre changement de musicien, moins perceptible cette fois, ARENA s'adjoint les services d'un vieux routard du néo-progressif en la personne du bassiste John Jowitt (IQ, JADIS). Voilà pour les quelques nouveautés.

Car globalement, la musique n'a pas beaucoup évolué depuis le précédent opus. ARENA nous sert le même néo-progressif carré et efficace (le très catchy "Welcome To The Cage"), quoique le propos se soit sensiblement musclé par endroits ("Medusa"). Heureusement, le tout s'avère suffisamment varié pour maintenir l'intérêt de l'auditeur en éveil. On retrouve ainsi la série des "Crying For Help", mi-interludes, mi-véritables morceaux, qui viennent agréablement aérer le disque. A noter que l'un d'entre eux n'est pas un instrumental comme de coutume, mais un titre a capella, exercice plutôt déroutant en plein milieu d'album et pas totalement convaincant ici. Pas très inspiré non plus, "Empire of A Thousand Days", qui se révèle bien décevant malgré ses 10 mn au compteur. On retiendra plutôt le splendide final, avec un "Crying For Help VIII" qui enchaîne directement sur l'épique "Sirens" pour près de 20 mn d'une musique au symphonisme envoûtant.

Coincé entre deux très grandes réussites, "Pride" fait un peu figure de mal-aimé dans la discographie d'ARENA. Il reste malgré tout un bon album de néo-progressif qui devrait contenter les amateurs.

6/10

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Publié dans Chroniques

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